Comment hacker son esprit ?

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L’expert en neurohacking, Sir John Hargrave, nous livre ses conseils sur la meilleure façon de hacker son esprit…

À l’occasion d’une interview donnée dans le podcast, “The Science of Mind Hacking”, l’expert en neurosciences, John Hargrave revient sur la signification de cet « art » de la reprogrammation mentale de plus en plus en vogue. 

Prêts à « désencombrer » efficacement votre mental ? Il est temps d’hacker son esprit !

Revenons sur la définition du mot « hacking » 

La signification originale du terme Hacking vient du monde de l’informatique. 

Les bons hackers, les hackers originaux étaient ceux qui trouvaient des astuces ou des techniques intelligentes pour faire quelque chose de fun, de drôle avec les ordinateurs. 

Nous utilisons toujours ce terme lorsque l’on parle de « life hacking », « time hacking » ou encore « schedule hacking », etc. Cela signifie une astuce ou une technique intelligente. 

Mon ouvrage Mind Hacking est une collection de ces hacks, ces petites astuces que nous pouvons utiliser pour re-programmer nos cerveaux. C’est une sorte de manuel d’utilisation pour l’esprit.

Quelle est la distinction entre cerveau et esprit ?

Nous parlons de la neurochimie du cerveau, mais il est vraiment axé sur l’expérience individuelle de l’esprit parce qu’en fin de compte, c’est avec cela que nous sommes coincés. 

Il faut savoir que vous êtes le programmateur de votre propre cerveau, de votre propre esprit. Et mon objectif est de vous apprendre à le faire de façon optimale.

Le cerveau, l’esprit et l’ordinateur : tous trois semblables ?

Quelles sont les similitudes entre le cerveau, l’esprit et les ordinateurs ?

Ce qui les rapproche le plus, c’est le fait qu’ils peuvent fonctionner de manière efficace ou inefficace en fonction de leur programmation. 

Je viens d’acheter un nouveau téléphone portable, et j’ai hâte de me débarrasser de l’ancien parce que je vais avoir un système d’exploitation épuré, propre et désencombré sur lequel travailler. 

Nous connaissons tous cette expérience où, après un certain temps, le disque dur s’alourdit ou notre téléphone se remplit d’applications que nous n’utilisons pas. Et cette inefficacité, cette sorte d’encombrement, est analogue à ce qui se passe dans notre esprit.

Dans le livre, nous parlons de la prise de conscience – première étape du processus.

 Et ensuite, c’est le débogage. Il s’agit de localiser avec précision l’origine des pensées problématiques, puis de re-programmer l’esprit à l’aide de toute une série de techniques ou d’astuces.

Le « À quoi je pensais ? » Pratique de la pleine conscience

Il existe de nombreuses techniques de pleine conscience. L’une d’entre elles s’appelle « A quoi je pensais ? 

Et elle est très simple ! 

Demandez-vous, autant de fois que possible dans la journée : « À quoi mon esprit pensait-il ? », tout simplement. 

La plupart des gens trouvent ça très facile au début, puis ils oublient de le faire ! 

Pourquoi ? Parce qu’ils finissent par se perdre dans leur esprit.

Ce que nous essayons de faire, c’est de développer le niveau de métacognition, de notre conscience. 

Se hisser au-dessus de l’esprit pour le regarder de haut, pour examiner le code source ou la programmation en cours et se dire : « À quoi mon esprit pensait-il ? » 

Tentez l’expérience ! Et à la fin de journée, essayez de compter le nombre de fois où vous avez réussi à vous en rappeler…  

Pendant des millénaires, la pratique de la pleine conscience a guidé de nombreuses sociétés à travers le monde. 

Celle que je prône est issue de ces traditions, sans aucun doute. Mais ce qui est différent ici, c’est que nous l’inscrivons dans le cadre de la technologie : des ordinateurs, des applications, des iPhones et de tous ces gadgets que nous avons l’habitude d’utiliser tous les jours. 

Et nous la rendons aussi beaucoup plus amusante en le gamifiant.

La physiologie de la connexion corps – esprit 

Comment un changement d’état d’esprit affecte-t-il le corps physique ? Que se passe-t-il au niveau physiologique ?

Le corps et l’esprit sont très étroitement connectés.

A partir du XXe siècle, médecine, psychologie et neurosciences ont exploré de manière scientifique la notion d’intelligence du corps. Nous comprenons désormais le corps non comme un empilement d’organes sur lequel régnerait le cerveau, mais comme une entité complexe et subtile, siège d’une foule d’interactions.

Plus nous pouvons penser dans des directions positives, plus notre santé est susceptible d’évoluer dans des directions positives également.

Comprendre ces interconnexions peut énormément nous apporter. 

Cela passe surtout par la régulation émotionnelle : la capacité de diminuer le stress et d’amplifier les émotions agréables. On sait, depuis la fin des années 1950, que les émotions négatives, comme le stress ou la colère, entraînent des effets délétères sur le corps. Depuis quinze ans, on mesure aussi les bienfaits des émotions positives. Elles rééquilibrent notre système nerveux parasympathique (celui de l’apaisement du corps, qui freine l’action du sympathique, celui du stress), améliorent notre immunité, semblent freiner le vieillissement cellulaire, etc.  

La technique des 5 pourquoi pour hacker son esprit

Autre conseil pratique pour re-programmer son cerveau dans l’optique d’une vie meilleure : la technique des 5 pourquoi. Comment cela fonctionne-t-il ?

Direction le Japon !

Kiichiro Toyoda, fondateur de la Toyota Motor Company, a œuvré dans l’innovation de nombreux processus commerciaux et technologiques. 

L’une de ses grandes innovations s’appelle les cinq pourquoi. 

L’idée est la suivante : lorsque quelque chose va mal dans ses usines de production automobile, il encourage tout le monde à demander cinq fois pourquoi.

Car notre habitude, en tant qu’êtres humains, est de ne considérer que les problèmes immédiats ou de premier ordre, qui sont à l’origine de problèmes connus. 

Ainsi, par exemple, si la courroie de distribution d’une voiture ou d’un modèle de voiture est défectueuse, on demande pourquoi. 

La raison pourrait être une pièce pas bien ajustée. Et si on en reste là, on risque de ne pas atteindre la racine du problème. 

Mais si on se demande à nouveau pourquoi, la raison est alors, que nous avons dû utiliser des pièces standard au lieu de fabriquer quelque chose sur mesure. 

Pourquoi avons-nous fait cela ? Parce que nous devions accélérer la production afin d’atteindre les chiffres du premier trimestre. Pourquoi avons-nous fait cela ? Parce que nos cycles de production et de vente ne sont pas alignés.

Etc, etc. Vous saisissez ?!

En procédant ainsi, nous parvenons à une analyse des causes profondes qui peut nous aider à trouver la véritable source du problème. 

Et il en va de même avec notre esprit. 

Si nous ne regardons pas seulement les effets de la première demande ou simplement le fait que je me sens gêné ou que je suis en colère contre lui ou que j’ai honte de ce que je viens de faire, mais que nous commençons à nous demander pourquoi, puis pourquoi, puis pourquoi et encore pourquoi. Nous pouvons prendre l’habitude d’aller jusqu’à ce que nous pourrions appeler la programmation de base de ce qui cause cette boucle de pensée négative. 

En faisant cela, nous pouvons vraiment déraciner et déboguer à la source. Ensuite, nous pouvons reprogrammer cet élément, qui aura des effets de premier, deuxième, troisième, quatrième et cinquième ordre beaucoup plus importants par la suite.

L’exercice de “la pire chose qui puisse arriver” 

Comment faire cet exercice ?

Il s’agit d’une autre façon de gérer des sentiments inconfortables. Nous venons de parler des cinq raisons d’aller à la racine du problème, mais une autre chose que nous pouvons faire, c’est de démasquer des peurs et des craintes que nous avons, et dont nous ne connaissons bien souvent pas l’origine.

J’entends ça régulièrement de nos jours. Il y a beaucoup de choses qui nous causent de l’anxiété, mais sans réellement savoir pourquoi.

Ce que nous devons faire, c’est imaginer le pire scénario qui pourrait arriver – même si l’esprit n’est pas conscient à ce stade. 

Quand nous le verbalisons et que nous l’écrivons, nous mettons tout à plat. En écrivant les choses, nous les sortons de ce nuage abstrait présent dans notre tête et nous les transformons en code informatique. 

Nous avons alors du pouvoir sur elles, n’est-ce pas ? Nous pouvons maintenant les regarder d’en haut. C’est similaire à l’idée de regarder notre esprit d’en haut, à laquelle je faisais référence précédemment. Maintenant nous pouvons regarder cette peur d’en haut. Et c’est extrêmement utile. Vous pouvez penser que c’est terrifiant de parler de votre pire scénario, et vous pouvez même vous sentir superstitieux de l’écrire. Mais quand vous le faites, vous découvrez cette étrange sorte de pouvoir que vous avez sur lui.

Et puis vous pouvez commencer à dire, « Ok. Que se passerait-il si cela arrivait ? D’abord, je serais mort, donc ça n’aurait pas d’importance. » Mais dans de nombreux cas, vous pouvez trouver des moyens d’atténuer ou de vous protéger contre cette chose qui vous effraie tant, et c’est vraiment stimulant.

Les effets puissants des affirmations écrites

Écrire les choses que l’on aimerait réaliser ou voir se produire. Pourquoi cela fonctionne-t-il ?

J’ai lu cette technique dans l’autobiographie de Benjamin Franklin. C’est un livre formidable. 

Il avait ce petit carnet qu’il emportait partout avec lui et dans lequel il notait ses vertus – celles qu’il voulait voir se développer dans sa vie. 

Et chaque jour, comme une petite carte de pointage, il notait comment il s’en sortait avec chacune de ces vertus. 

Bien des années plus tard, j’ai entendu parler de cette technique d’affirmations écrites et de son efficacité. J’ai décidé d’essayer par moi-même. Ainsi, pendant de nombreuses années, j’ai tenté l’expérience d’écrire mon objectif pour l’année. 

Au rythme de 15 fois par jour. Et je mesurais à la fin de chaque année si j’avais effectivement atteint mon objectif. 

Est-ce que l’affirmation s’est réalisée d’une certaine manière ou non ? Je dirais, en toute honnêteté, que j’ai un taux de réussite d’environ 85% pour les affirmations écrites.

Mais je le fais encore aujourd’hui tous les jours.

Mon objectif actuel est « Je vis mon bien suprême ». Je l’écris 15 fois par jour. Et je pense que ça marche pour plusieurs raisons. La première, c’est que je pense qu’on a un rappel. C’est comme un rappel constant, car trop d’entre nous se fixent des objectifs, puis oublient qu’ils les ont fixés. Et la vie continue, et on se laisse distraire. Donc en faisant ça, on le verrouille d’une manière très profonde parce qu’on utilise ses muscles pour le faire. 

On l’inscrit dans cette réalité physique. Et la deuxième chose, c’est qu’on le rend réel en l’écrivant encore et encore. Ça sort de notre tête pour se manifester dans la réalité physique ici.

Et enfin, on crée ces habitudes dans notre cerveau. Les neurosciences parlent beaucoup du fait que notre cerveau se verrouille sur la façon dont nous avons l’habitude de penser. 

Et ce que l’on fait est une sorte de création d’un nouveau sillon. C’est pour cette raison que je pense que c’est une pratique puissante.

Le champ de distorsion de la réalité

La perception dicte la réalité…

Lorsque l’on est dans un processus de neuro hacking, se crée un champ de distorsion de la réalité. 

C’est quelque chose que nous avons tous le pouvoir de créer, et dont les résultantes sont très fortes. Cela modifie notre perception de la réalité et nous permet de créer notre propre réalité. Celle dans laquelle nous souhaitons vivre. 

Hacker son esprit par le fait de sentir, faire, avoir, donner, être 

C’est l’étape clé, celle où nous visualisons ce que nous voulons. Et je pense que c’est l’une des plus difficiles pour la plupart d’entre nous. Nous savons tous ce que nous ne voulons pas. Il est facile de se plaindre de ce que nous n’aimons pas dans notre vie, mais il est extrêmement difficile de déterminer de manière proactive ce que nous voulons. 

Il y a cinq mots – sentir, faire, avoir, donner, être. L’idée est de trouver un mot qui représente chacune de ces choses que vous voulez dans votre vie. 

Les questions sont les suivantes : 

  1. quel est le mot qui décrit comment vous aimeriez vous sentir ?
  2. quelle est la chose que vous avez toujours voulu faire ?
  3. quelle est la chose que vous aimeriez avoir ?
  4. quelle est la chose que vous aimeriez apporter au monde ?
  5. quel est l’adjectif qui décrit qui vous aimeriez être ?

Et une fois que vous avez fait le tour de ces mots, ils n’ont pas besoin d’être parfaits. Vous obtenez juste cinq mots qui parlent de ce que vous voulez maintenant. Vous pouvez les mettre dans votre petit carnet, et vous pouvez l’utiliser comme exercice écrit quotidien pour vraiment verrouiller ces choses et créer ces sillons d’habitude dans le cerveau.

Nous sommes toujours en train de planter des graines qui seront récoltées dans le futur. 

Donc, même aujourd’hui, vous avez la possibilité de planter une graine qui portera ses fruits dans quelques jours, semaines, mois, voire années. C’est très puissant. 

Et ça vous donne la motivation et l’énergie de le refaire pour quelque chose d’encore plus grand.

Le désencombrement mental pour hacker son esprit

Se libérer des interruptions internes qui nous assaillent : pensées, émotions et sentiments indésirables et désagréables, mais aussi des interruptions externes, comme toutes nos distractions numériques.

Un autre exercice consiste à faire un nettoyage en profondeur de toutes les distractions numériques qui se trouvent sur votre ordinateur et votre téléphone. 

Il s’agit par exemple de réduire au silence les alertes textuelles sonores ou désactiver les interruptions de toutes les applications pour lesquelles vous n’avez pas vraiment besoin d’être interrompu. Il s’agit essentiellement de simplifier et de rationaliser cette expérience quotidienne.

De nombreuses recherches montrent que ces distractions ont un impact réel, un impact négatif sur nous, car elles nous éloignent de la concentration profonde, de l’attention profonde que nous pourrions avoir sur notre travail ou sur des choses qui sont vraiment importantes.

Comment réduire la fatigue de la décision ?

Un seul mot : la méditation. 

Je recommande une pratique de la méditation et que je fais, pour ma part, deux fois par jour. 

Le matin et ensuite le soir avant le dîner. Je trouve que cette petite période de méditation, de 15 à 20 minutes le soir, aide vraiment à recharger la “batterie de volonté” et à tout réinitialiser mentalement. Je suis immédiatement plus reposé. C’est comme une sieste, une sieste psychique, qui me permet d’affronter beaucoup plus efficacement la fin de ma journée.

​​Hacker son esprit par l’humour

Le rire a un effet réparateur ! Donc je pense que c’est un autre hack. 

C’est une autre technique qui peut être utilisée pour nous donner plus d’énergie et faire de grandes choses.

Je pense que chacun d’entre nous, aussi inhabituels ou disparates que puissent être nos chemins, nous pouvons trouver une ligne de lancement. Nous pouvons trouver un fil conducteur qui les relie tous, et nous pouvons voir que « Ah, ceci mène à cela, et ceci mène à cela, et ceci mène à cela ».

Ce n’était pas clair pour moi à l’époque, ces deux choses semblaient être des mondes à part. Et pourtant, j’ai été en mesure d’être la colle qui a tiré tout cela ensemble. » 

Et il y a une véritable magie à cela, à pouvoir raconter cette histoire à la fois aux autres et à soi-même. Cela donne un sens à la vie. 

L’authenticité, signe suprême d’être soi-même 

Je crois beaucoup à l’authenticité, et ce mot est souvent utilisé de manière inauthentique. C’est un peu un cliché, mais pour moi, l’authenticité signifie que l’on essaie d’être soi-même. 

Nous essayons d’exprimer notre propre personnalité dans son sens le plus large. 

Plus nous pouvons la développer et exprimer notre propre individualité, notre propre singularité, plus nous avons à offrir au monde. 

Les gens ont peur de le faire parce que nous voulons tous ressembler à quelqu’un qui a réussi. Mais en fin de compte, plus nous pouvons être authentiques, plus nous pouvons être nous-mêmes, plus nous pouvons réussir.

Le débogage consiste essentiellement à essayer de se connecter à ce qu’on appellerait, en langage informatique, le compte de niveau administrateur. 

Un compte administrateur est un compte qui a des pouvoirs spéciaux sur tous les autres comptes utilisateurs du système. Et quand vous avez cet accès de niveau administrateur, vous avez ce pouvoir magique de “super utilisateur”!

Une fois qu’on arrive à se mettre dans cet état esprit, alors on peut commencer à identifier, grâce aux techniques dont nous avons parlé, où se trouve la pensée qui pose problème.

Par exemple, si je pense que « Je ne suis pas assez bon parce que je n’ai pas cette éducation », ou « Je n’ai pas cette expérience », ou « Je n’ai pas ces amis, ces relations sociales ou le travail qu’il faut ». 

Quand nous entrons dans ce type de pensée, ce niveau d’administration, nous pouvons regarder en bas et réaliser ce qui est derrière notre pensée. 

Ce n’est peut-être même pas conscient, mais alors nous pouvons dire, « Attendez une minute, je n’ai pas nécessairement besoin de ce travail », ou, « Je pourrais obtenir ce travail en faisant quelque chose », ou, « J’ai cet ensemble de compétences ». 

Et nous pouvons commencer à déraciner cette pensée problématique qui nous retient d’une manière très réelle parce qu’elle crée notre réalité, pour commencer à la remplacer par une meilleure programmation, de meilleures pensées qui feront évoluer notre vie dans une meilleure direction.

Alors, êtes-vous prêt à hacker votre esprit ?

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