Le pouvoir de la neuroplasticité

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Donnons la parole au professeur Brant Cortright, auteur et psychiatre, sur le pouvoir de la neuroplasticité.

“Je pense qu’il y a plus de neurotoxines dans l’environnement qu’il n’y en a jamais eu auparavant…”

Anxiété, dépression et déclin cognitif : quel constat aujourd’hui ?

Ces trois phénomènes battent des records par rapport à ce qu’ils étaient il y a 50 ans. Les taux d’anxiété, de dépression et de déclin cognitif – même chez les jeunes, sont beaucoup plus élevés qu’auparavant. 

De nos jours, les écoliers présentent des taux d’anxiété huit fois plus élevés et des taux de dépression cinq à huit fois plus élevés. 

Et ce n’est pas grâce à un meilleur diagnostic. Ces conclusions découlent des mêmes tests standardisés utilisés dans les années 60.

Une femme sur quatre, entre 20 et 45 ans, prend un antidépresseur. Les taux d’Alzheimer sont cinq fois plus élevés qu’à l’époque. 

C’est alarmant de constater que ces problèmes concernent aussi les jeunes, et montent en flèche. 

Pourquoi ?

L’une des raisons est qu’il y a des mécanismes cérébraux communs derrière ces trois troubles. Il possèdent des mécanismes psychologiques différents, des mécanismes cérébraux similaires. 

Il s’agit donc de procéder à une approche holistique, qui consiste à considérer l’homme dans son entièreté, comme des êtres psychophysiques.

Nous ne pouvons pas être réduits à l’un ou l’autre.

Nous sommes des êtres multidimensionnels, ce qui signifie que nous existons à différents niveaux : physiquement, émotionnellement, mentalement, et spirituellement. 

Tout ce que nous vivons, nous le vivons à travers le cerveau. Il s’agit donc de voir comment un cerveau affaibli est sensible à ces maux et comment, un moi fragmenté et fragile, est plus vulnérable à ces derniers. 

On se doit aujourd’hui de guérir les deux côtés de ce que nous sommes, la partie physique et la partie psychologique.

Quelle approche holistique de la santé du cerveau ?

En tant que thérapeute et professeur orienté transpersonnel pendant de nombreuses années, j’ai toujours été intéressé par les différents niveaux de conscience, et je dirais que cette approche holistique de la santé de notre cerveau, s’intéresse avant tout à la conscience. 

Nous pouvons considérer la psyché comme la combinaison de différents niveaux de conscience. 

Nous avons notre corps, le niveau “physique” de conscience dans lequel nous nous déplaçons et qui nous donne des informations sensorielles.

Nous avons un niveau émotionnel où nos cellules émotionnelles nous fournissent des informations sur le monde et sur les gens qui nous entourent. Et que nous ne pouvons obtenir d’aucune autre manière. 

La façon dont nous nous sentons détermine par ailleurs, réellement, la qualité de notre vie. Si nous nous sentons bien, notre vie est positive. Si nous nous sentons mal, notre vie nous apparaît comme … ratée.

Notre acuité mentale est un élément important de notre perception du monde et de notre spiritualité.

Ce sont des choses très différentes qui se produisent à différents niveaux, cognitif, spirituel, émotionnel et sémantique également. 

Jusqu’à récemment, je m’occupais davantage du côté psychologique que du côté physique, comme pour la dépression, par exemple.

Deux théories s’opposent pour expliquer la dépression : une maladie biologique est à l’origine de la dépression, ou un comportement inadéquat engendre une dépression de la personne, en entraînant des changements dans le cerveau. 

On en revient à l’histoire de la poule et de l’œuf !

Mais j’en suis venu à penser qu’en fait, c’est une histoire de poule ET d’œuf.

La finalité, c’est que le trouble dépressif résulte de la conjugaison des deux.

Que sont les neurotoxines et comment peuvent-elles affecter notre neuroplasticité ?

Il y a une sorte de dysfonctionnement du cerveau qui se produit aujourd’hui. 

Je pense qu’il y a plus de neurotoxines dans l’environnement qu’il n’y en a jamais eu auparavant. 

Nous connaissons certaines d’entre elles : le mercure, l’aluminium, l’arsenic, le plomb, mais il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup plus… non identifiées – non mises en lumière.

Comme les neurotoxines émotionnelles : neurotoxines mentales et spirituelles. 

Et bien sûr l’alimentation. J’ai cherché à savoir comment l’alimentation influence le cerveau. Comment l’alimentation construit le cerveau et quelles sont les neurotoxines qui ont vraiment un impact sur le cerveau.

Et si je peux ajouter une chose déterminante, c’est que contrairement à ce que l’on entend souvent – à savoir que le cerveau est un ordinateur, ce dernier est un processus bien vivant, en perpétuelle croissance, en perpétuel mouvement.

Il ressemble davantage à une grosse amibe qui établit sans cesse de nouvelles connexions avec elle-même, en fonction de l’environnement. 

On connaît depuis des années la neuroplasticité, appelée synaptogenèse, mais on a découvert la neurogenèse, la création de nouvelles cellules cérébrales, il y a seulement 20 ans.

Au début, les chercheurs n’en connaissaient pas l’importance, mais ils se sont ensuite rendus compte que le taux de neurogenèse et de neuroplasticité avait un impact direct sur notre fonctionnement. 

Il s’avère que le taux de neurogenèse, c’est-à-dire la vitesse à laquelle on fabrique de nouvelles cellules cérébrales et de nouvelles connexions, est le biomarqueur le plus important de la santé du cerveau – dont la plupart des gens n’ont jamais entendu parler.

Donc, quand le cerveau est vivant, quand il bouge, quand il a un taux de neurogenèse élevé, on se sent bien, la vie est belle. 

Lorsque ce rythme neurogène ralentit, lorsque les mouvements du cerveau ralentissent, lorsqu’ils deviennent léthargiques, on assiste à l’anxiété, à la dépression et au déclin cognitif. Et tout ça se passe au niveau de l’hippocampe.

Quel est le mécanisme de l’hippocampe du cerveau ?

L’hippocampe est la seule partie du cerveau qui développe de nouvelles cellules cérébrales. Et cette drôle de structure en forme de croissant de lune est répartie sur les côtés droit et gauche du cerveau. 

Nous avons en réalité deux hippocampes. 

L’un est impliqué dans le traitement des nouveaux souvenirs, l’autre dans la régulation des émotions. 

Il faut savoir que l’hippocampe ne stocke pas les nouveaux souvenirs. Il les traite. Il les crée. Donc, lorsque notre taux de neurogénicité est élevé, nous apprenons de nouvelles choses, nous sommes engagés. La mémoire est à la base de tout le sens “du moi”. 

C’est ainsi que dans le cas de la maladie d’Alzheimer, qui attaque massivement l’hippocampe, les nouveaux souvenirs ne se forment plus. Et quand cela arrive, la fonction exécutive disparaît, la mémoire disparaît, le moi disparaît. 

L’autre moitié est quant à elle impliquée dans la régulation des émotions, en particulier dans la régulation de l’anxiété et de la dépression. Ainsi, lorsque les taux de neurogenèse et de synaptogenèse sont élevés, nous sommes protégés contre le stress, l’anxiété et la dépression et nous nous sentons bien. 

Cet environnement neurotoxique dans lequel nous vivons quasiment tous aujourd’hui, atteint notre neuroplasticité et ralentit le taux de neurogenèse.

Presque tout le monde vit à un rythme où le niveau de neurogenèse et synaptogenèse est inférieur à ce qu’il devrait être… 

Il est vrai que nous avons eu des moments difficiles ces derniers temps, mais lorsque notre cerveau fonctionne bien, nous ne paniquons pas, nous faisons face aux choses. Les revers arrivent, mais on s’en remet. D’où l’importance de travailler notre neuroplasticité.

Comment le stress influence-t-il la neuroplasticité ?

Le stress est une neurotoxine lorsqu’il est chronique. 

Nous avons besoin d’une certaine quantité de stress. En fait, le cerveau se développe grâce à un stress modéré et à un stress à court terme. Cela augmente la neuroplasticité : la neurogenèse et la synaptogenèse. Le cerveau a besoin d’être mis au défi et lorsqu’il l’est, il réagit en faisant émerger ses propres potentiels.

Le cerveau veut être engagé dans le monde de cette manière, mais ce n’est pas le type de stress dont la plupart des gens se plaignent. 

Le problème du siècle, c’est le stress chronique, celui qui ralentit considérablement la neurogenèse et la synaptogenèse. 

Et qui provoque une inflammation dans le cerveau à l’origine de ce dernier. 

Comment le régime alimentaire peut-il augmenter notre taux de neuroplasticité et contribuer à la guérison et au renforcement du cerveau ?

Dans mon livre Holistic Healing, je parle des quatre piliers d’un régime alimentaire sain pour le cerveau : neurogène, cétogène, anti-inflammatoire et respectueux des intestins. Avec une phase de guérison et une phase d’entretien.

La neuroplasticité passe aussi par l’alimentation.

Holistic Healing for Anxiety, Depression, and Cognitive Decline, Brant Cortright

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